Avant cette première réunion, SUD Solidaires BPCE avait posé une question simple : si la seule évolution
concerne la fiscalité de la médaille du travail, pourquoi rouvrir l’accord social de 2008 ?
Nous demandions un avenant ciblé.
Nous avons été entendus.
La Direction a confirmé qu’elle souhaitait limiter cette négociation à la médaille du travail. Nous prenons
acte de cette clarification.
Lors de cette première réunion, un seul mot est revenu tout au long de nos échanges : l’isobudget
Autrement dit : maintenir un coût global identique malgré les évolutions de la fiscalité de la médaille du
travail.
Pour justifier son approche, la Direction nous a présenté une enveloppe annuelle comprise entre
350 000 € et 750 000 € sur la période 2020-2026.
Nous avons alors posé une question simple : comment est-elle construite ?
À ce stade, nous savons seulement qu’environ 200 salariés bénéficient chaque année de la médaille du
travail.
En revanche, nous ne disposons d’aucun détail permettant de comprendre ces montants : répartition
entre les médailles des 25 et des 35 ans, impact de l’évolution des cotisations, évolution du nombre de
bénéficiaires…
Ces explications nous ont été présentées comme trop complexes.
Pour notre syndicat SUD Solidaires BPCE, elles sont pourtant indispensables.
Avant de parler d’économies ou d’évolution du dispositif, encore faut-il partager le même diagnostic.
Autre élément qui a retenu notre attention : selon la Direction, cette question pourrait, dans une
dizaine d’années, perdre de son importance, les carrières de 25 ou 35 ans dans une même entreprise
devenant plus rares.
Cette remarque soulève une autre question : si les salariés restent moins longtemps dans l’entreprise, faut-il réduire la reconnaissance de leur fidélité ou s’interroger sur les raisons qui
rendent cette fidélité plus difficile ?
La CEIDF continue d’investir et de se transformer. C’est une bonne nouvelle.Mais alors, la
reconnaissance de 25 ou 35 années de fidélité doit-elle devenir le premier sujet sur lequel
chercher des économies ?
Pour SUD Solidaires BPCE , la réponse est non.
Les échanges ont également laissé apparaître que cette négociation dépasse le seul cadre de la CEIDF. Les orientations présentées semblent s’inscrire dans une démarche portée par le Groupe BPCE.
Une question se pose alors : quelle est la marge de négociation réelle laissée aux entreprises du Groupe pour adapter ce dispositif aux réalités de leurs salariés ?
Reconnaître la fidélité des salariés n’est pas seulement une question de budget. C’est aussi une
question de valeurs. À la CEIDF, la fidélité des salariés ne devrait jamais être considérée comme un
coût à maîtriser. Elle devrait être reconnue comme l’une des premières richesses de l’entreprise.
La prochaine réunion se tiendra le 18 septembre.
D’ici là, SUD Solidaires BPCE continuera à demander les éléments nécessaires pour comprendre les
chiffres présentés et portera des propositions qui préservent la reconnaissance des salariés.

