Certaines organisations (CGC, CFDT) signent tous les accords et/ou votent tous les projets de la direction, ou quasiment tous (SU UNSA) et certaines ne signent jamais rien (RSP).
A Sud-Solidaires, nous sommes un syndicat responsable signant une partie des accords lorsqu’ils nous semblent profitables aux salarié·es.
INTÉRESSEMENT
Accords après accords, les critères de calcul de l’intéressement sont modifiés… mais jamais en faveur des salarié·es.
Résultat : un montant d’intéressement jugé insuffisant par une large majorité de salarié·es, surtout en comparaison avec ce qui se pratique dans le reste du secteur bancaire. Sud s’est battu, non seulement pour obtenir de meilleurs critères, mais aussi pour chercher une position syndicale unitaire afin de peser plus fort dans les négociations.
Malheureusement, ce sont toujours les mêmes qui signent, sous le prétexte fallacieux qu’une absence de signature n’entraînerait aucun intéressement… ce qui est faux. La CEAPC ne pourrait pas se permettre de n’avoir aucun accord.
Sud a signé des accords annuels pendant la période troublée du Covid prenant ses responsabilités. Nous n’avons pas signé l’accord en 2025 car trop complexe (axé sur des critères principalement commerciaux) et trop à la main de la direction. La preuve, en 2027, vous assisterez à un effondrement de ce qui vous sera versé !
De tout façon, Sud ne signera plus d’accord sur l’intéressement tant que celui-ci ne sera pas égalitaire (actuellement 60% salaire de référence et 40% temps de présence : ex en 2025, la classif D a perçu en moyenne 3 175€ alors que la classif K a perçu 8 523€).
QUALITE DE VIE ET CONDITIONS DE TRAVAIL
De mal en pis
Hormis la CGC, personne ne signe jamais cet accord car il est complètement creux et éloigné de ce que vivent les salarié·es au siège ou dans le réseau. Années après années, l’entreprise se contente d’un catalogue de bonnes intentions sans tenir compte de la santé physique et mentale de nos collègues. Pour preuve, aucun contrôle des heures, pression, tableaux sauvages…
Résultat : un·e salarié·e entrant sur deux nous quitte dans les 5 ans.
AUGMENTATIONS GÉNÉRALES ET MESURES SALARIALES (NAO)
Sud ne lâche rien
Depuis quatre ans, Sud a refusé de signer les accords de Négociation Annuelle Obligatoire (NAO). Et pourtant, ces accords s’appliquent à tous les salarié·es, grâce aux signatures du SNE CGC et de l’UNSA.
Résultat : en 4 ans, c’est 10 % de perte de pouvoir d’achat pour les salarié·es car la direction se contente systématiquement de revaloriser bien en deçà de l’inflation. La NAO ne doit pas servir à valider des miettes.
Certains de nos collègues touchent la prime d’activité : quelle honte pour une caisse qui possède 3 milliards d’€ de fonds propres ! La direction doit permettre à chaque salarié·e de vivre dignement de son travail.
ACCUEIL PARTAGÉ ET NOUVEAU PARCOURS TÉLÉPHONIQUE
Rejet massif, stress accru, Sud agit
Le concept d’Accueil Partagé (AP) est massivement rejeté par les salarié·es, qui en subissent déjà les effets néfastes :
- Une réouverture des agences l’après-midi…mais sans embaucher, alors que l’on a supprimé 200 postes suite à la mise en place de RHD 20≠20 et de la fermeture des agences l’après-midi.
- Une répartition des tâches sur des équipes déjà surchargées, sans baisse des objectifs ni ajustement des portefeuilles clients
- Un seuil minimum de salarié·es par site impossible à respecter dans de nombreuses agences.
Face à cette réorganisation imposée, les syndicats réformistes se sont montrés défaillants en votant contre une évaluation des impacts de l’accueil partagé sur la charge de travail.
La décision catastrophique, avec l’obligation de prendre les appels pendant les rendez-vous, ne fait que dégrader, à nouveau, des conditions de travail déjà pénibles.
FERMETURE D’AGENCE (ou « regroupement » lexique de la direction)
Sud dit NON à la casse du réseau
Sous le prétexte de « regrouper » des agences, la direction procède, années après années, à une véritable casse sociale en laissant des zones entières et souvent rurales, sans solution. Les nouveaux concepts d’agences collaboratives ou multisites ne vont faire qu’accroitre notre abandon de certains territoires pour des raisons obscures d’effectifs alors que seule la rentabilité compte à tout prix. Là aussi, les syndicats réformistes ont refusé une expertise sur les impacts futurs.
EGALITE PROFESSIONNELLE FEMMES/HOMMES
Signé par les seuls réformistes ! Que dire du référentiel pitoyable créé par E. Borne, qui fait que, comme à « l’école de fans », toutes les entreprises sont dans les clous. La CEAPC s’en contente alors que les inégalités perdurent et que même l’inspection du travail avait retoqué le précédent plan d’action.
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Sur un sujet qui va percuter nos emplois dans les 3 ans à venir (projet Orion), là aussi, les syndicats réformistes ont refusé une expertise sur les impacts sur nos métiers. IRRESPONSABLE, nébuleux et écologiquement suicidaire !



