La Part Variable 2025 versée en 2026 sera en baisse de 5 % pénalisée par l’évolution du fonds de commerce et la satisfaction
client en berne.
Ce nouvel épisode illustre l’absurdité de ce système de rémunération alors que les résultats commerciaux sont bons et qui plus est obtenus dans des conditions de travail inacceptables.
Pour Sud, l’heure n’est pas à négocier des critères qui se voudraient plus juste. Il est temps d’intégrer la Part Variable au salaire de base pour tenter de remotiver les troupes et mettre fi n à un système aléatoire et injuste.
LES SALARIÉS PÉNALISÉS PAR LA POLITIQUE COMMERCIALE
La Cour de cassation rappelait en 2024 à propos de la rémunération variable que lorsque des objectifs sont défi nis unilatéralement par un employeur, ceux-ci doivent être réalisables et portés à la connaissance des salariés en début d’exercice.
Des objectifs réalistes et réalisables ? C’est là que le bât blesse. La direction reconnait elle-même que les objectifs sont ambitieux. Le mot est faible. Sud, les qualifi e de trop ambitieux surtout lorsque le salarié n’est pas en mesure d’agir sur les critères retenus. La politique commerciale menée à la CEIDF de production en masse dans un contexte de sous-effectif et de turnover hors norme entraine de l’insatisfaction des clients et par là même un moindre développement de notre fonds de commerce. En quoi en sommes-nous responsables ?
UN MÉCANISME SOURCE DE DÉMOTIVATION
L’enveloppe sera de 16,7 M€ versus 17,7 M€ en 2024. Sachant que ce montant intègre un versement complémentaire de 500 000 M€ décidé au dernier moment par le directoire pour tenter de limiter la casse.
Cela représente une baisse de 5 % pour la BDD, 10 % pour la BDR et 6 % pour les fonctions supports. Immanquablement, côté salariés la déconvenue va être sévère. Alors même que la direction souligne les bons résultats commerciaux qui lui permettent d’être sur le haut du podium dans le groupe. Les salariés ont fait le job mais ne seront pas récompensés.