MY CSE IS RICH

18/03/2026


L’arrêté des comptes fait état d’un excédent sur les Activités Sociales et Économiques (ASC) de 1,812 M€ et 109.588 € pour les Attributions

Économiques et Professionnelles (AEP), avec pour conséquence des fonds propres portés à 8,134 M€ versus 6,256 M€ en début d’exercice. Une belle progression.

 

Or, un CSE n’a pas vocation à épargner.

 

En l’occurrence, 8 M€ de fonds propres, c’est beaucoup trop. En dehors d’un montant de fonds propres prudentiels destiné à faire face aux imprévus, l’argent doit être redistribué aux salariés.

 

Comment justifier de telles économies ?

 

Les gestionnaires SNE-CGC et UNSA, au nom d’une gestion qu’ils qualifient de “responsable” affirment avoir adapté leur offre aux changements d’habitudes des salariés.

Ces derniers resteraient intéressés par les voyages mais partiraient moins souvent et arbitreraient quand il y a un reste à charge.

En guise d’adaptation, les élus Sud y voient des économies réalisées sur le dos des salariés.

Celles opérées sur les vols secs avec une distinction ouvrant-droit/ ayant- droit, illustre une volonté de réduire les dépenses. Un exemple parmi d’autres.

 

Un pactole, qui vient à point nommé

 

 

Une partie du pactole servira à financer quelques largesses avant les élections professionnelles de juin 26, largesses destinées à redorer le blason des gestionnaires.

A ce titre, ils ont fait voter en séance du CSE du 29 février une proposition de redistribution d’une partie du résultat excédentaire à hauteur de 733 K€ pour financer une journée à Disney ainsi qu’une distribution de chèques culture d’une valeur de 100 €.

Nul doute que la journée à Disney devrait susciter l’engouement et les élus Sud l’ont accueilli favorablement.

 

Une politique de gestion d’événements que Sud ne partage pas

 

Pour Sud, il est totalement anormal d’avoir réalisé des économies sur le poste des ASC. Une fois les 733 K€ dépensés, il restera encore beaucoup trop d’argent dans les caisses du CSE.

 

 

Si les élus Sud sont largement favorables à une redistribution au personnel, celle-ci ne doit pas concerner que des évènements ponctuels mais doit aussi et surtout servir à améliorer les remboursements des activités pérennes. Ce que les gestionnaires ne veulent pas, préférant des redistributions ponctuelles à leur main.

Inutile de préciser que nous ne partageons pas cette vision de la gestion d’un CSE.